Préambule important !

Cette FAQ a pour parti pris d’exprimer des partis pris 😉

…et des opinions sur le HPI qui complètent l’article HPI: What the FAQ ?!

C’est donc une Foire Aux Questionnements (en cours de constitution) plus qu’une Foire Aux Questions !

🤔


La plupart des personnes réputées « expertes » du sujet n’étant déjà pas d’accord les unes avec les autres, elle n’a en aucun cas la prétention de délivrer des vérités absolues ou des « sentences », et n’a pas pour objectif de pontifier de façon technique ou scientifique sur le HPI.

D’ailleurs, on va commencer par un petit jeu qui correspond à l’un de mes questionnements :

Petit jeu…

  • 10,000 personnes ont lu l’expert A seulement
  • 10,000 ont lu l’expert B seulement
  • A et B ne sont pas d’accord l’un avec l’autre, ils disent même parfois le contraire (et ils échangent quelques « amabilités » sur les réseaux sociaux)…
  • XX a lu le bouquin de l’expert A
    • A votre avis, qui a raison dans l’esprit de XX ? (vous avez deux heures… 😉)

« Le HPI », lui, a sa méthode : s’il est persuadé, pour une raison ou pour une autre, bonne ou mauvaise, que l’expert A a raison, par exemple parce qu’il aura lu son livre en premier et qu’il se l’est approprié, il dira (à tort ou à raison) que l’expert B est un charlatan, et que les 10,000 personnes qui le suivent sont des c… 😉

N’étant ni psychiatre, ni psychologue, ni spécialiste en neurosciences…, ce que vous trouverez ici est destiné à mettre certaines choses en perspective, relativiser, tenter d’objectiver parfois…, et correspond à des opinions se basant sur des années d’observations et de réflexions (beaucoup d’années 😉), étant concerné moi-même, ayant été manager et recruteur de HPI, et aidant de HPI sur les plans personnel et professionnel à de multiples occasions.

Les remarques de ceux qui ne sont pas d’accord avec ces opinions sont les bienvenues : clic !

Sommaire

  • Comment est calculé le QI ?
  • HPI ou HQI ?
  • Pourquoi HPI = un QI de 130 ? Surdoué ou pas ?
  • Statistiques QI dans la population
  • « Nous les HPI » !
  • HPI dans le monde professionnel

Comment est calculé le QI ?

Ce sujet est en principe un peu « technique » et la littérature abondante, aussi je ne m’y étendrai pas.

« La WAIS est composée de plusieurs tests brefs, les sous-tests. L’échelle se compose de tests dits verbaux et de tests non-verbaux, dits tests de performance (puzzles, cubes, etc.). Chaque sous-test donne un nombre de points au participant. Lorsque le test est terminé, les points sont transformés en scores par le psychologue. Ces scores correspondent à la performance du participant par rapport à une population générale. Le score global donne un Quotient Intellectuel, ou QI. »

Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Wechsler_Adult_Intelligence_Scale

Alors pourquoi cette question si c’était juste pour mettre un lien vers Wikipedia ?! 🤨

Pour relativiser : vous aurez constaté en lisant la description que le chiffre du QI reflète quelques capacités dans quelques domaines très limités, d’où le côté réducteur de cet indicateur.

Pourquoi parle-t-on de HPI aujourd’hui plutôt que de HQI ?

Il ne se passe pas une seule journée sur les réseaux sociaux sans que ce débat n’ait lieu dans les groupes de vrais HPI (identifiés) mais aussi ceux des autoproclamés : on lit tout et son contraire, qu’on pourrait être l’un et pas l’autre, et inversement, blabla…, en citant parfois des personnes réputées comme expertes du sujet… en évoquant parfois le HPE (haut potentiel émotionnel : article à venir). Sauf que, pour être estampillé HPI, il faut avoir un haut QI…hum.

Je laisse cette querelle à ceux qui le souhaitent et me contenterai de vous donner mon avis sans entrer dans le débat : j’emploie indifféremment les deux termes. Pourquoi ? pour deux raisons combinées (qui valent ce qu’elles valent) :

Quand j’ai été identifié officiellement en 1991, on parlait de « quotient » intellectuel, je ne me souviens pas avoir entendu parler de « potentiel », cette notion étant arrivée plus tard parce que, et ce n’est que mon avis encore une fois, nous sommes en France et il est mal vu d’avoir des capacités intellectuelles « au-dessus » (culture oui, intelligence non). De ce fait le terme « potentiel » est beaucoup plus neutre et permet à tout un chacun de se l’approprier (et c’est très bien aussi).

Le gros intérêt du terme « potentiel » est de déboucher sur une réalité de terrain : en effet nous avons tous du potentiel et pouvons progresser (ce que le terme « quotient » ne reflète pas). Tant mieux si cela peut aider.

Pour cela nous devons rechercher nos talents cachés et les développer.

Pourquoi est-on HPI à partir de 130 ? Est-on « surdoué » pour autant ?

Bonne question que peu de gens (se) posent. Bien sûr il y a ceux qui sont dans les 130-135 et que ça arrange 😉, et ceux qui sont évalués dans les 125-129 et qui n’osent plus trop en parler du coup… C’est donc un peu triste et surtout très réducteur de se limiter à un chiffre…

Bref, il a été fixé de façon totalement arbitraire que le HPI ou HQI commence avec un QI de 130 (sur l’échelle Wechsler). Pourquoi 130 ? pourquoi pas 120, pourquoi pas 140 ? il n’y a pas de réponse absolue à cette question éminemment subjective. D’ailleurs, pour moi :

  • L’homogénéité et l’hétérogénéité des résultats est beaucoup plus importante que le chiffre. Article à suivre.
  • Et en aucun cas, le QI n’est représentatif de l’intelligence globale. Article à suivre.

D’autant qu’à 130 de QI, cad une personne sur 44, cad environ 2,3% de la population, il y a tout de même 1,5 millions de personnes rien qu’en France !

Est-on tous bien d’accord qu’il serait très discutable de dire qu’il y a 1,5 millions de surdoués en France… ? 😉

Mais, à défaut de mieux, on est bien obligé de s’adapter à une règle pour être compris de tous et pour essayer de parler de la même chose : l’Education Nationale commence vaguement à reconnaître les enfants précoces, à partir de 130 – c’est déjà un début (il serait temps !)

Donc voilà, d’après ces règles établies…

(que je n’approuve donc pas et qui me paraissent pour le moins douteuses), le HPI commence à 130… OK…

Au fait, si on est un peu limite, ça vaut donc le coup de bien choisir son psy ! 😉 #mauvaiselangue, JDCJDR… A suivre un prochain article sur les faux-positifs (« Fopos » dans certains milieux 😉) ou négatifs.

Mais quelle différence mystérieuse peut-il donc bien y avoir entre les cerveaux du 129 et du 130 ? 🤔

Disons-le tout de suite, c’est comme pour les dates de péremption des yaourts. Il ne se passe pas grand-chose à minuit au jour fatidique : entre 129 et 130 non plus !

Surtout que l’évaluation dépend beaucoup du psy et des conditions de la passation des tests, et les fourchettes peuvent être relativement larges…

C’est-à-dire que, entre 125 et 135 on peut raisonnablement se poser des questions dans les deux sens !

En ce qui me concerne, je considère que le chiffre lui-même n’a que peu d’importance, notamment lorsque les résultats sont hétérogènes (déjà dit mais c’est important !)

Statistiques sur le QI dans la population

Voici un tableau montrant le degré de rareté en fonction du QI et le nombre de personnes concernées (environ), en France et dans le monde (sachant que dans certaines zones géographiques, les différences culturelles sont telles qu’elles empêchent le QI d’avoir une valeur significative)

Tableau créé grâce à l’outil évoqué ci-dessous

Exemple : si vous avez un QI de 120, cela veut dire que 9% de la population a un QI supérieur ou égal au vôtre, cela représente 6 millions de personnes en France

Je me suis arrêté à 160 dans le tableau parce que le test WAIS (Wechsler) s’arrête à ce chiffre. Cela ne veut bien sûr pas dire que personne ne peut avoir plus ! Certains le croient pourtant, qui confondent le QI et l’outil pour le mesurer! C’est comme si l’on avait une toise qui s’arrête à 2 mètres et que l’on dise que les humains ne peuvent pas dépasser 2 mètres ! (Même des HPI le pensent, j’avoue que certains me font peur…, en tout cas ça permet de relativiser certaines choses…😆)

  • Cela dit, il faut tout de même garder à l’esprit qu’il est plus difficile d’évaluer le QI à 160 et au-delà : c’est logique, il n’y a plus grand monde « au-dessus » pour évaluer ! 😉

Pour en revenir à Morgane…

Pour en revenir à Morgane, imaginez que vous avez 160 de QI et vous êtes à un concert de 30 000 personnes, eh bien il y a de fortes chances que vous soyez le plus « intelligent » de la soirée ! 😎

Autre chose qui peut faire sourire (ou peur) chez certains HPI : parfois certains se sont fait mesurer sur une échelle de Cattell mais donnent leur chiffre comme s’il était celui de Wechsler ! A titre d’exemple un QI de 150 sur l’échelle de Cattell correspond tout juste à 131 sur l’échelle de Wechsler, c’est-à-dire une personne sur 50 environ (donc tout juste considéré comme HPI, et pour peu que …euh non rien 😉), et non pas une personne sur 2200 !

Aussi, lorsque l’on vous parle du QI de quelqu’un, et si cela vous intéresse, vérifiez de quelle échelle il s’agit. Cela évitera quelques quiproquos.

Le tableau ci-dessus a été créé grâce à cet outil bien pratique (j’espère qu’il est juste, je fais confiance aux experts de la critique pour le vérifier !), vous pouvez jouer avec les chiffres : http://www.davidpbrown.co.uk/psychology/iq-conversion.html

« Nous les HPI »

Il faut que ce soit très clair : si vous lisez ou entendez quelqu’un dire « nous les HPI », je vous recommande de vous méfier ! Personne ne peut :

  • Dire « nous les HPI »
  • Dire « les HPI sont ceci ou cela »
  • Prétendre représenter les HPI

Pour la bonne et simple raison que « les HPI » ne sont pas un groupe homogène. On y trouve de tout : d’un bout à l’autre de l’échelle sociale, gentils et méchants, humanistes et égoïstes, humbles et orgueilleux, petits et grands, etc. comme dans la population globale !

En revanche on peut évoquer une certaine rapidité et/ou facilité à résoudre certains problèmes, énigmes, parfois complexes… puisque, justement, le HPI est déterminé de cette façon (cf. les tests), MAIS pas nécessairement les mêmes selon les individus, c’est pour cela qu’on ne peut pas généraliser.

Le plus important est que ces talents peuvent être remarquables et particulièrement utiles pour les entreprises qui savent les reconnaître. (cf question sur le monde professionnel)

Juste un point commun que j’ai pu noter : en général ils pensent toujours avoir raison, et je ne fais pas exception à la règle (sauf que pour moi c’est vrai 😉)

HPI dans le monde professionnel

Les entreprises en général n’ont pas nécessairement une bonne opinion des HPI parce qu’elles les connaissent peu, quand elles les connaissent. Pour elles cela reste abstrait : c’est qui ? comment on les reconnait ? que font-ils ? Que pourrait-on leur faire faire ? C’est louche !…

En particulier, certains managers intermédiaires dans les entreprises se méfient souvent des HPI (lorsqu’ils connaissent le « concept ») parce qu’ils ont peur de perdre leur place, que la comparaison ne soit pas flatteuse pour eux, des difficultés à les manager.

Alors que ce devrait être tout le contraire !

Alors qu’ils ne demandent qu’une chose, être juste reconnu pour leurs talents, bien faire un travail qui leur plait et, donc, obtenir de bons résultats qui vont bénéficier à leur manager, avoir de l’autonomie donc faire gagner du temps à leur manager, et surtout être loyaux avec leur hiérarchie parce que la plupart ont un sens aigu de la justice et de l’honnêteté…

Fait-on partie du problème ?

On peut imaginer que l’attitude et les écrits tranchés et intempestifs de certains sur les réseaux sociaux ou ailleurs, et les positions parfois victimaires qu’ils se donnent, sont responsables de nombre de préjugés.

Ce qui n’arrange pas les choses, c’est que, la plupart du temps ils se retrouvent dans des groupes à problèmes, et la combinaison des biais cognitifs de confirmation et de l’effet Barnum les maintient dans cette situation.

J’aimerais que les autres HPI comprennent le tort que fait cette minorité bruyante et sortent de leur silence pour témoigner.

Ils pourraient déjà commencer par éviter si possible de se qualifier eux-mêmes de « zèbres », ce qui est contreproductif pour la reconnaissance des HPI par les entreprises. Un autre article suivra mais vous pouvez déjà en avoir un avant-goût avec cette réponse donnée dans cette interview (blog Gloria Jensen)

Que pensez-vous du phénomène « zèbre » ?

Je ne suis pas à l’aise avec cette étiquette que tout un chacun peut détourner, s’auto-attribuer et qui peut donner de faux espoirs. C’est aussi une façon de faire « semblant » de s’assumer tout en ne s’assumant pas (et vice versa !) qui ne me parait pas toujours « correcte » vis-à-vis de soi-même ni vis-à-vis des autres, qui peut selon les cas délégitimer la douance et finir par nuire aux HQIs. En même temps, je peux comprendre la difficulté à accepter et/ou assumer. Bref, ce n’est pas simple, comme d’habitude ! 😉

J’aimerais que les entreprises réalisent que ces personnes ne sont qu’une petite minorité bruyante face à une immense majorité qui représente des opportunités exceptionnelles pour elles. Par ailleurs, même ces personnes très minoritaires représentent des opportunités si elles sont bien reconnues et bien gérées. (dommage que leurs propos polluent la vision des entreprises)

On l’a vu, les HPI ne sont pas un groupe homogène et n’ont donc pas tous les mêmes talents.

Mais souvent, ces talents sont extraordinairement développés et peuvent ainsi se révéler particulièrement utiles pour les entreprises : résolution de problématiques complexes, créativité, capacité d’innovation, esprit d’analyse très poussé, esprit critique non moins poussé, capacités d’anticipation, capacité de capter des signaux faibles… selon les personnes.

De vraies pépites pour les entreprises!

Questions/réponses à venir, entre autres :

Haut potentiel émotionnel, intelligence émotionnelle

Homogénéité et hétérogénéité

Intelligence

Les zèbres

Les sciences humaines et les preuves scientifiques

Un avis sur le business autour du HPI (diagnostics, pathologisation et accompagnement, livres, écoles…)

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